EurOrient n° 27 – 2008
Méditerranée à l’éprouve de la mondialisation
Marchés, sociétés civiles et cultures
Sous la direction de Djamshid Assadi
Professeur au groupe E.S.C. Dijon-Bourgogne
Présentation
La Méditerranée : de l’Union avec l’Europe
à la mondialisation
L'Union pour la Méditerranée est la dernière tentative en date de "pax" pour une région vieille de plusieurs millénaires et comptant plus de 400 millions d’habitants aujourd’hui. Du "mare nostrum" romain jusqu'à la décolonisation des pays du Sud après la deuxième guerre mondiale, en passant par l'Église d'Alexandrie, la "nouvelle Rome" de Byzance, l'empire Ottoman et la colonisation des pays méridionaux par l'Europe septentrionale pendant trois siècles, la Méditerranée a été à la fois le théâtre de multiples affrontements territoriaux, religieux, ethniques et le carrefour de dialogues et de rencontres.
La Méditerranée, terre de tensions
La paix est-elle possible sans « pax » imposée entre les pays adossés à la « mer au milieu des terres », avec ses 38000 kilomètres de pourtour ? A priori, il semble que rien ne prédispose les riverains de la Méditerranée à s'entendre et encore moins à œuvrer de concert. Les dissemblances, qu'elles soient économiques, politique, sociale, etc. sont considérables.
La plus manifeste des dissonances réside sans doute dans le fait que la paix rapproche de plus en plus les pays du Nord, alors que dans le Sud, les conflits fragilisent les rapports entre les nations. Du Maroc à la Turquie, les conflits armés ou querelles frontalières compliquent toute tentative de coopération : Syrie-Liban, Grèce-Turquie, Chypre du Nord-République de Chypre, le Sahara occidental, le statut de Jérusalem, le problème de l’eau en Cisjordanie et surtout la question palestinienne. S'y ajoutent les rapports entre les mouvements fanatiques des trois religions monothéistes de la région-même si les extrémistes issus de la mouvance islamiste sont aujourd’hui beaucoup plus en vue- et les réminiscences des rapports entre le colonisateur et le colonisé.
La question socioculturelle n'est pas moins équivoque. Les peuples des rivages nord et sud de la Méditerranée, peuvent-ils vivre pacifiquement ensemble et coopérer efficacement alors que les attentats comme ceux de Madrid et de Londres ou l’affaire des caricatures de Mahomet, ont avivé dans le Nord des peurs, attribuées à tort ou à raison, aux maux en provenance du Sud ? Cette question ne cesse d'être posée d'une manière récurrente avec la libre circulation des personnes originaires de la Méditerranée du Sud et le développement des communautés immigrées en Europe.
Faut-il attendre la fin des affrontements armés d'une part et l'apaisement des tensions sociales d'autre part, pour prendre conscience qu'il existe également un vrai gouffre politique entre les deux rives de la Méditerranée ? Faut-il rappeler qu'alors que la démocratie s'enracine et se répand dans l'Europe méditerranéenne, des régimes politiques bien différents se dessinent de l’autre côté de la Méditerranée: la république devient héréditaire dans les pays comme la Syrie, l'Égypte et la Libye. Les présidents en exercice en Tunisie, au pouvoir depuis 1987, et en Algérie, s'apprêtent à faire modifier la Constitution dans leur pays pour s'offrir respectivement une présidence à perpétuité et un troisième mandat pour Bouteflika en Algérie. D’une façon générale, à l’exception de la Turquie, à l’Est, le reste du pourtour méditerranéen non-européen semble être viscéralement à l'écart des évolutions démocratiques qui traversent plusieurs pays en voie de développement dans le monde. Peut-on alors raisonnablement espérer en la pérennité d'une Union dans laquelle sont censés travailler ensemble les dirigeants démocratiquement élus et ceux qui persistent à maintenir leurs réseaux au pouvoir ?
La fracture économique entre le Nord et le Sud ne creuse pas moins le fossé qui les sépare politiquement. Les pays de la rive sud réalisent 50% de leurs échanges avec l’Union européenne tandis que 8% de son commerce extérieur s’effectue dans le sens contraire. Par ailleurs, les Européens de la Méditerranée produisent 90% du PNB du bassin alors qu’ils ne représentent que 40% de la population. Si l’on considère le produit intérieur brut (PIB) par habitant en parité de pouvoir d’achat entre 1990 et 2006, les écarts entre les deux régions se sont accrus ces dernières années. Seul un taux de croissance annuel de 7 % à 8 % au Sud pourrait réduire cet écart. L'on peut légitimement reprocher, à la grande majorité des gouvernements de l’autre côté de la Méditerranée, leur incapacité à assurer la croissance économique et à faire participer les populations aux opportunités qu'offre la mondialisation.
Finalement, il faudrait rappeler le problème épineux que pose l'absence ou la place extrêmement timide de la société civile dans les plans d'union méditerranéenne. Qui peut encore douter aujourd'hui du rôle des organisations non-gouvernementales et du secteur privé pour favoriser une insertion efficace et harmonieuse des sociétés dans la mondialisation en cours ?
La Méditerranée, un potentiel économique et humain
On peut encore ajouter d'autres malheurs et motifs d'inquiétude à cette liste. Mais telle n'est pas notre intention. Ce numéro se donne en réalité pour ambition d'animer la réflexion sur les conditions et les perspectives de succès de l'Union pour la Méditerranée, sans oublier l'état actuel des défis. Les raisons d'espérer pour le succès et même le triomphe de l'Union pour la Méditerranée sont bien réelles.
En effet, le bilan des relations institutionnelles et interétatiques en vue de la promotion du partenariat entre les rives de la Méditerranée n'est pas tout à fait négatif- malgré les résultats inférieurs aux attentes. Le dialogue officiellement instauré entre l'Union Européenne et les pays méditerranéens du Sud a su encourager et sponsoriser le programme de la Banque européenne d’investissements (BEI), notamment en faveur du développement de l'Algérie, de l'Égypte, de Gaza et de la Cisjordanie, d’Israël, de la Jordanie, du Liban, du Maroc, de la Syrie et de la Tunisie. Les opérations menées par la BEI en Turquie sont placées sous tutelle du département Europe du Sud-est.
Jean-Louis Remouit replace les projets méditerranéens de coopération dans une perspective historique afin d’analyser les raisons des échecs ultérieurs et surtout pour proposer corollairement des idées assurant le succès institutionnel de l'Union pour la Méditerranée (L'histoire contemporaine du partenariat entre le Nord et le Sud de la Méditerranée : Enjeux et défis de l’union).
Jean-Guillaume Ditter évoque, par ailleurs, le cas de l'Albanie (L'Albanie, de l'autarcie à la mondialisation), écartée du monde sous le régime d'Enver Hoxha et convertie à une économie ouverte après la chute du régime communiste, pour rappeler que la simple ouverture du pays ne suffit pas pour s’intégrer avec succès à la mondialisation. Selon lui, les institutions adaptées doivent régulariser et soutenir le processus d'intégration dans la mondialisation.
Thierry Coville constate un mode de mondialisation semblable chez les voisins du Golfe Persique de la Méditerranée (Les économies du Golfe Persique face à la mondialisation). Pour lui, la mondialisation des économies du Moyen-Orient, malgré certains résultats relativement favorables sur le plan macro-économique, reste celle d’économies en voie de développement, essentiellement exportatrices de matières premières et importatrices des produits manufacturés. Il propose, comme l’auteur de l’article sur l’Albanie, des réformes institutionnelles.
Le dynamisme de la société civile dans
la Méditerranée du Sud
Parallèlement aux initiatives institutionnelles, la société civile se met également en mouvement dans la Méditerranée du Sud. L’exemple suivant nous invite à être optimiste. Avant l'adoption de la nouvelle Constitution en 1989 qui reconnaît le multipartisme, il n'y avait que quelques "associations civiles" en Algérie, toutes contrôlées par l'État. Aujourd'hui, il en existe plus de 60 000. Dans cette perspective de la promotion de la société civile au Sud, l'Union Européenne, comme les États-Unis, demandent en contre-partie de leurs aides une participation croissante de la société civile au processus de développement.
Ces efforts doivent être consolidés de sorte que la société civile dans les pays du Sud puisse participer davantage aux tentatives de coopération entre les rives de la Méditerranée. L’Europe, le premier pourvoyeur d’aide en Méditerranée, privilégie son soutien, depuis octobre 2002, au secteur privé et à la création d’un environnement favorable à l’investissement.
Hicham Abbad et Dominique Bonet Fernandez dévoilent dans leur article comment, dans le contexte du libre échange, le partenariat entre deux acteurs économiques des sociétés civiles implantées sur les deux rives de la Méditerranée, les petites et moyennes entreprises agro-alimentaires au Maroc d'une part et la grande distribution européenne d'autre part, peut s’avérer mutuellement bénéfique.
Dorra Yahiaoui s’intéresse également au développement des coopérations internationales dans la zone euro-méditerranéenne, marqué par un flux croissant de délocalisations des multinationales des pays du Nord vers ceux du Sud (L'orientation stratégique des ressources humaines dans l’espace Euro- Méditerranéen. Cas des multinationales françaises en Tunisie). Pour son analyse, elle s’appuie sur le cas des politiques de GRH (gestion des ressources humaines) des multinationales françaises au sein de leurs filiales tunisiennes.
Dorra Yahiaoui constate des pratiques identiques en matière de gestion des ressources humaines entre la France et la Tunisie ; ce qui témoigne d’une certaine similitude comportementale économique entre la société civile du Nord et celle du Sud de la Méditerranée. Le comportement des Méditerranéens du Sud serait-il alors si différent de celui des voisins du Nord dans le domaine politique ?
S’y apparente la contribution de Saeed Paivandi qui étudie la mobilité estudiantine, comme flux potentiel de travailleurs qualifiés, pendant ou après les études (la mobilité internationale des étudiants et la circulation des cerveaux entre les deux rives de la Méditerranée. Le cas de la France). Il constate que la France et l’Europe constituent toujours une destination privilégiée des jeunes candidats à l’immigration, surtout en provenance du Maghreb et du Moyen-Orient. Selon lui, à rebours de l’idée communément admise que les pays sous-développés, auxquels font cruellement défaut les cadres nécessaires à leur développement, reçoivent une assistance technique des pays riches, ce sont les pays sous-développés qui, chaque année, fournissent des médecins, des ingénieurs ou des professeurs aux pays industriels.
Mais le débat sur le retour des élites humaines qualifiées mis à part – bien qu’indispensable pour le développement du Sud, on peut légitimement se poser la question suivante : le Méditerranéen du Sud, surtout lorsqu’il est qualifié, est souvent sollicité par les pays du Nord pour s’intégrer dans la sphère économique de leurs sociétés civiles. Le Méditerranéen du Sud n’est pas moins bien intégré politiquement. Pourquoi douter alors de sa capacité à construire une société civile dans son pays d’origine, basée sur la démocratie et l’économie de marché, à l’instar de celle du Nord ?
Molka Abbes étudie à son tour l'importance de la confiance pour le développement des échanges et transactions dans la sphère économique et d'affaires de la société civile d'un pays méditerranéen du Sud, la Tunisie. A partir des résultats probants de son étude, l'on peut légitiment s'interroger sur les préalables de l'instauration de la confiance dans d'autres aspects de la vie sociale, de même que sur les possibilités d'extension de cette confiance économique vers le politique et le social.
Fatma Smaoui adopte une approche économico-sociale originale et analyse la vitalité de la société civile dans le Sud (Le consommateur tunisien et la mode : entre l’Orient et l’Occident ?). Elle montre comment les consommateurs tunisiens, à travers la « consommation de la mode », trait caractéristique de la société moderne de consommation, cherchent à se distinguer, se construire une identité non-conformiste et s’identifier aux groupes de leurs choix.
En vertu de ce qui précède, il semble que la société civile méditerranéenne du Sud soit bien présente, quoique à sa manière et en observant intelligemment les contraintes politiques. En tout cas, pour ne pas se heurter aux rapports complexes qui régissent les relations entre pouvoir politique et société civile dans les pays du Sud, le projet d’Union pour la Méditerranée se veut beaucoup plus pragmatique que les projets précédents et surtout celui de Barcelone. L’Union pour la Méditerranée vise en fait à développer de nouveaux mécanismes de coopération entre les pays riverains, sans aller jusqu’à l’intégration. Les désaccords politiques ne doivent pas bloquer le dynamisme de coopération.
Mais l'Europe démocratique ne vendrait-elle pas alors son âme si elle ignorait intentionnellement ou renvoyait au deuxième plan la question politique et celle des droits de l'Homme dans les pays de la Méditerranée du Sud ? L'on peut assurément répondre négativement à cette question qui sous-tend la capitulation morale et la recherche de l'intérêt économique pour prix de l'abandon des valeurs humanistes.
En fait, si l’on considère que les questions politiques, telles que la paix, la démocratie et les droits de l'homme sont l'aboutissement du développement économique et de l’insertion productive dans la mondialisation, alors les entreprises économiques et politiques ne se neutralisent pas, mais se complètent. C'est en avançant sur des coopérations concrètes, de plus en plus étroites que l'on peut créer des liens de solidarité entre les peuples.
Dans le domaine de la démocratie politique, François Vallançon et Rasoul Namazi procèdent à une analyse théorique et ouvrent de nouvelles perspectives concernant l’existence de formes alternatives de la démocratie et des droits de l’Homme et les possibilités d'enracinement de ceux-ci dans d'autres aires géographiques que celle de l'Europe où la démocratie moderne est née.
François Vallançon se demande si la démocratie constitue toujours un bienfait ou si elle l’est seulement à certaines conditions (De la Démocratie : Considérations (non) inactuelles). Il propose de voir d'autres formes de démocratie, figurative et abstraite, à l'instar de la métaphore picturale. La démocratie figurative serait illustrée par un visage symbolique, reconnaissable par tous les citoyens ; alors que dans la démocratie abstraite, la représentation chasse et remplace les présents et les oblige à se reconnaître dans des abstractions.
Rasoul Namazi s’intéresse au concept des droits de l’Homme et se demande si celui-ci est une valeur purement occidentale d’origine grecque et chrétienne, ou plutôt une œuvre humaine universelle, quoique née en Occident sous sa forme moderne? Sa réponse est sans équivoque : il n’est pas un produit « naturel et automatique » de l’Occident, mais une invention universelle, aboutie d’une manière contingente en Occident moderne.
La Méditerranée, entre l’Europe et le monde
Le périmètre de l’Union est maintenant confirmé : seraient membres de plein droit tous les pays riverains de la Méditerranée, soit 25 pays, y compris le Portugal, la Jordanie et la Mauritanie qui sont déjà membres de divers processus de coopération méditerranéenne. L’UE en tant que telle, comme la Ligue arabe, seraient également membres de plein droit.
Compte tenu du destin historique et mondial de la Méditerranée, il semble fort vraisemblable que l’avenir du projet de l'Union pour la Méditerranée dépasse le cadre strict des pays riverains car il peut encourager ou décevoir toute tentative de coopération entre riches et pauvres pour sortir de la misère et rejoindre le monde de la prospérité et de la liberté.
Mario d'Angelo explique justement dans son article (L'attractivité culturelle et touristique de la Méditerranée dans le monde) le lien particulier qui existe entre tourisme et culture pour insister sur l'exemplarité et l'attractivité de l'aire méditerranéenne en tant que carrefour des cultures-mondes.
Si la Méditerranée est un exemple de développement pour d'autres pays du Sud et un bassin de confluence de plusieurs cultures-mondes ; alors, pour bien réussir, l'Union pour la Méditerranée doit pouvoir intéresser et impliquer d'autres puissances d'inspiration démocratique, et ouvertes à l’économie de marché et au libre-échange, dans le monde. A cet égard, les projets tels que celui de "Grand Moyen-Orient" des Américains et ceux élaborés par les pays méditerranéens doivent plutôt se compléter que se neutraliser en rivalité.
A ce propos, Steven Ekovich avance que la fin de la Guerre froide devrait réorienter l’attention des deux berges de l’Atlantique vers le Sud et surtout la Méditerranée orientale, des rives du « Levant » au Golfe Persique, région qui représente des intérêts stratégiques indéniables, pour les Américains, Européens et Japonais. Toutefois, précise-t-il, le cadre d’analyse devrait inclure non seulement l’ensemble des accords réciproques entre les États mais également des relations entre les populations, sous-groupes et entités économiques. Pour lui, l’éventail des problématiques de sécurité s’est donc élargi, incluant toutes les relations d’ordre économique, politico-militaire, social et culturel. Le concept de sécurité s’est en fait élargi pour inclure un système d’interdépendance entre des composants économiques, écologiques, politiques et stratégiques, mais également des variables sociales et psychologiques plus ou moins intangibles, telles que le sentiment de confiance, et la manière d’envisager le présent et de construire le futur (Prolégomènes à toutes considérations sur la sécurité en Méditerranée).
Je laisserai le mot de la fin de ce numéro spécial sur la Méditerranée au père Geoffroy-Marie. Son article (La question du religieux et l’Union Méditerranéenne) n’était pas initialement destiné à jouer le rôle de conclusion dans ce numéro. La décision m’est venue a posteriori. Mais, l’idée et l’analyse du père Geoffroy-Marie complètent, en effet, les contributions plutôt économiques et politiques des autres auteurs.
Le père Geoffroy-Marie propose d’orienter le débat d’une manière urgente vers l’identité de l’Homme et la culture pour que le bassin méditerranéen devienne le lieu privilégié d’un dialogue fructueux entre les peuples, les civilisations judéo-chrétienne et islamique, de même qu’entre le monde occidental et le monde oriental. Dans cette perspective, il se demande si le fait religieux est une force ou une entrave à l’Union Méditerranéenne.
Compte tenu du fait que le bassin méditerranéen se caractérise par une mosaïque de traditions religieuses et d’éthiques culturelles si différentes, sa question, de même que sa tentative de réponse, méritent la réflexion et le débat :
Avec la mondialisation, notamment celle des moyens de communication, une religion ne peut plus s’émanciper du reste du monde et s’affirmer comme l’unique voie de sagesse. Elle est invitée à une rationalité par la voie philosophique et à répondre à certaines visées des droits de l’homme qui se sont progressivement imposées en Occident et qui influencent aujourd’hui l’Orient.
Au-delà de toute confession religieuse, les droits de la personne peuvent constituer le dénominateur commun, le fondement le plus profond de la culture et de la religion.
Entre le syncrétisme stérile des croyances et l’intolérance religieuse au nom d’une vérité divine, la rationalité religieuse réconciliera l’attachement à une croyance spécifique avec le respect des autres approches du divin : tuer au nom de Dieu, torturer, aliéner l’homme sous quelques formes que se soient, ne peut être validé par une quelconque spécificité religieuse. Car si Dieu existe et qu’il est le créateur, l’homme est sa créature et Dieu ne peut admettre qu’on aliène l’Homme en son Nom !
Ce numéro spécial, essentiellement axé sur la sphère économico-politique, ne pouvait ignorer l’importance de la spiritualité dans la formation des cités méditerranéennes et le rôle qu’elle peut jouer, à côté d’autres facteurs, de nature économique, politique et institutionnelle, pour l’union de la Méditerranée.
Djamchid Assadi
EurOrient
Paris, juin 2008