Dès son accession à l’indépendance, l’Azerbaïdjan a jeté les bases d’une politique d’Etat en direction de toutes les communautés azéries disséminées à travers le monde afin de les inciter à s’organiser en groupes diasporiques, soumis aux ordres de Bakou et susceptibles de lui servir de relais dans sa politique étrangères future. Le discours – et la politique –envers ces populations varie selon le pays d’installation de chaque groupe. Ainsi, au contraire des Azéris de Géorgie quelque peu oubliés par Bakou, les Azéris installés en Occident intéressent fortement Bakou qui rêve de les transformer en groupe de pression, en lobby, comparable au lobby arménien. Précipitée et trop calquée sur le modèle de la diaspora arménienne, cette politique diasporique semble mal conçue dans la mesure où elle néglige le facteur temps, et se laisse bercer dans l’illusion qu’un groupe de pression, souvent constitué sur une longue période, peut naitre par un simple décret présidentiel.
As soon as it became independant, Azerbaijan has initiated a State policy as regards to all azeri communities throughout the world in order to incite them to set up diasporic groups under the power of Baku, intended to be acting as a channel of its future foreign policy.Discourse - and policy- towards these populations vary following the country where each group is settled.Then, contrary to Georgia's Azeris who are somewhat forgotten ,those azeri who are settled in the West are subject to much Baku's attention ,which dreams to turn them to a pressure group, a lobbying actor similar to the armenian one. This diasporic policy, hasty and too much copied from the armenian diaspora model,seems badly designed as it is neglecting the time factor.It is falling into the illusion of a pressure group ,often generated within a long phase, being able to be created thanks to a single presidential decree.