En quinze années, sans phénomènes ou catastrophes majeurs, les rapports russo-azerbaïdjanais se sont objectivement dégradés. Il s'agit d'un échec diplomatique, pour l'un et pour l'autre, même si la Russie peut avoir une part de responsabilité plus importante. Ses multiples initiatives et propositions, présentées à l’Azerbaïdjan, n’ont pas convaincu. En 1991, à la chute de l'Union soviétique, la Russie n’est, dans le Caucase Sud, qu’un acteur parmi d’autres, qui n’est pas forcément mieux avancée que les autres prétendants, candidats à une influence régionale. En 2003, Ilham Aliev arrive au pouvoir ; le Kremlin pense avoir un leader plus malléable en face de lui, en tout cas plus dépendant du soutien russe. Les premières approches se veulent coopératives et amicales. En 2006, la pratique diplomatique de la Russie dans sa relation avec l'Azerbaïdjan change. Ce qui ne vise en fait qu'à créer un rapport de dépendance, susceptible d'être instrumentalisé, ne fonctionne plus. Bakou résiste.
In fifteen years, without any major difficulties yet, Russo-Azerbaijani relations have obviously worsened. It is a diplomatic failure, for both Russia and Azerbaijan, even if the former could have a more important responsibility in it. Its numerous initiatives and proposals towards Azerbaijan failed to convince. 1991, when the Soviet Union falls, Russia in the South Caucasus is only one actor among others, which is not necessarily in better positions than its rivals, candidates for regional influence. 2003, Ilham Aliev comes to power; the Kremlin considers that he will softer and more willing to cooperate than his father, more dependent too on Russia. First approaches are meant to be friendly. 2006, Russia’s diplomacy towards Azerbaijan changed. What only aims at creating a relation of dependence, in Russia’s favor, does not work anymore. Baku resists.