L’expérience de la migration que vivent les Subsahariens présents au Maghreb est « dure plus que le mot dur ». Le Sahara, les rafles, les refoulements, la xénophobie sont autant de moments vécus qui font perdre la face et la dignité à des personnes parties de chez elles en aventuriers. En réponse et pour reprendre la main, certaines tentent de s’organiser et de revendiquer une reconnaissance de leur dignité et une pleine application de leurs droits. À l’aide des travaux d’Axel Honneth et Erving Goffman, nous proposons de reconstituer les trajectoires personnelles de ces individus, de la mobilité à la mobilisation.
Sub-Saharan migrants in Maghreb had an experience of migration that is « tougher than the word tough ». Travelling through Sahara, raids, deportations, xenophobia are moments that make those people, who left their homelands like adventurers, loose their figure and their dignity. In response and to recapture the control over themselves, some of them are trying to organise and revendicate an aknowledgment of their dignity and a full application of their rights. Thanks to the works of Axel Honneth and Erving Goffman, we propose to reconstitute the personnal trajectories of those individuals from mobility to mobilisation.