Paul Kubicek
Professeur à l’Université Oakland

Overcoming the Deadlock in Turkish-EU Relations

Résumé

Cet article examine diverses étapes dans les relations turco-européennes, en particulier en contraste avec la période de 1999-2005, où il y eut de grand progrès dans les relations turco-européennes, avec la période de 2005-2009, quand les relations sont devenues plus tendues. Il examinera les raisons derrière les obstacles rencontrés dans les relations en traitant non seulement du ralentissement observé dans le processus des réformes politiques réalisées sur le plan intérieur mais aussi de la montée des doutes concernant une éventuelle adhésion turque à l’UE. Le principal argument de cet article est que la conditionnalité politique a aidé à produire un cercle vertueux dans le pays durant la période initiale des réformes européennes, tandis que l’existence des doutes en Turquie concernant l’application par l’UE du principe de la condionnalité fait apparaître un cercle vicieux qui a fonctionné contre les réformes. Vu qu’aujourd’hui le gouvernement de l’AKP a survécu à des défis de courte durée et a enfin réussi à faire passer un référendum sur des réformes juridiques, on pourrait s’attendre à ce que les relations turco-européennes s'améliorent, mais la balle est maintenant encore dans le camp de l’UE et cela signifie que l'UE doit faire une nouvelle ouverture plus forte à la Turquie pour maintenir une possible adhésion turque sur la bonne voie.

Abstract

This article examines various phases of Turkish-EU relations, in particular contrasting the period of 1999-2005 when there was great progress in Turkish-EU relations with the period of 2005-2009, when relations became more strained. It will examine some reasons behind the strain in the relationship, looking at the slowdown in domestic political reform as well as increasing doubts that Turkey will be able to enter the EU. The core argument is that political conditionality helped produce a virtuous circle of reform in the earlier period, whereas doubts about the EU's application of conditionality helped feed a vicious circle that worked against reform. Now that the AKP government has survived court challenges and succeeded in passing a referendum on judicial reforms, one might expect EU-Turkish relations to improve, but the ball is now again in the EU's court, meaning that the EU needs to make a stronger overture to Turkey to keep possible Turkish membership on course.