Ce livre est issu d’une thèse de doctorat de sociologie sur
la révolution en Iran, dont l’auteur aborde, avec approche de
sociologie politique la sociogénèse.
Le livre commence par une
introduction inspirée des « orientalistes refoulés » des années
90, où l’auteur expose un bilan de la recherche sur ce thème.
Il divise son étude en trois parties : 1- Le contexte historique
de l’action de la monarchie Pahlavi.
L’auteur retrace l’histoire
sociale de l’Iran depuis le mouvement constitutionnel jusqu’à la réforme agraire de Chah. 2- La restructuration du milieu urbain. Il met l’accent sur l’exode rural et ses effets tant dans les compagnes que dans les villes. 3- l’environnement politique de la société et la révolution. Ici l’auteur entre dans le vif de sujet ! Le livre se termine par une conclusion où il vérifie l’hypothèse selon laquelle la révolution iranienne représenterait les aspirations d’un mouvement social qui voudrait éliminer le conservateur. Telle est l’hypothèse centrale et finale de l’auteur.
La question qu’on pourrait se poser, est la nature de la relation entre le mouvement constitutionnel du début de siècle et la révolution islamique de 1979 ? Cela nous permettrait peut-être de comprendre l’importance de la sociogénèse et son point de départ s’appuyant
sur le mouvement constitutionnaliste animé par un esprit laïc.
A.Ayati