L’éclatement de l’URSS donne naissance à plusieurs nouveaux Etats dont l’Azerbaïdjan qui,
depuis quelques années tente de s’exprimer sur la scène internationale, notamment avec ses ressources énergétiques, pétrole et gaz naturel.
Mais, comme l’ensemble des nouveaux Etats indépendants, l’Azerbaïdjan doit faire face à de nombreux problèmes : infrastructures,
financement de technologie, savoir faire pour parvenir à une solution lui permettant de s’ouvrir à l’extérieur et surtout à l’Occident.
Ainsi, depuis son indépendance, une vingtaine de contrats pétroliers sont signés, lesquels constituent un atout exceptionnel pour un développement
économique. En même temps l’Azerbaïdjan renforce les bases d’une coopération régionale et internationale. A partir de ce constat Turab Gurbanov
essaie d’analyser la stratégie pétrolière azerbaïdjanaise selon trois axes : l’axe économique, l’axe juridique concernant la question du statut de
la mer Caspienne et l’axe géopolitique. L’objectif principal, selon l’auteur, n’est pas l’impact de la place du pétrole dans la politique extérieure,
mais plutôt l’analyse des arguments azerbaïdjanais concernant ce pétrole, exprimés à travers sa politique extérieure, s’appuyant en particulier sur
les travaux d’ Heydar Aliyev, à qui d’ailleurs est dédié l’ouvrage.
Issu d’une thèse doctorat en Sciences politiques soutenu à la Sorbonne, ce livre est divisé en trois grandes parties et chacune d’elles en
plusieurs chapitres et sections.
Dans la première partie, intitulée : Histoire et économie du pétrole azerbaïdjanais, l’auteur tente de répondre à une série de questions :
Quelle fut l’importance du pétrole de Bakou dans l’histoire économique du pays et de la région ? Quelle est sa place dans l’économie
internationale actuelle et en quoi consiste son caractère stratégique ? Quelle est la place du pétrole de la mer Caspienne dans l’économie
actuelle azerbaïdjanaise ? Comment l’Azerbaïdjan essaie-t-il d’exploiter ses ressources énergétiques ? Quels sont les clients potentiels
des hydrocarbures azerbaïdjanais et en dernier lieu, comment l’Azerbaïdjan, en tant que pays géographiquement enclavé, essaie-t-il d’acheminer
ses hydrocarbures à ses clients ?
Dans la 2ème partie, nommée : la question du statut juridique international de la mer Caspienne, il retrace la réglementation de l’accès des Etats riverains à la mer Caspienne depuis l’arrivée de la Russie dans cette région pour découvrir quel est le processus de négociation à inventer entre les Etats riverains afin de parvenir à une solution acceptable pour tous.
La 3ème partie (tome 2) sous le titre : contexte géopolitique de la région de la mer Caspienne :
Relations entre rivalités et coopérations, traite l’aspect géopolitique du pétrole de la mer Caspienne.
A ce propos, l’auteur analyse les concepts de géopolitique, car les officiels azerbaïdjanais s’y référent de plus en plus.
Cette partie suivie d’une quarantaine de pages de bibliographie détaillée, précieuse, du fait de la rareté des études sur ce pays.
Ce livre comme le précédent comble aussi, d’une certaine manière, un vide.
Ata Ayati