Confluences Méditerranée, n°61–printemps 2007. L’Harmattan.

Au sommaire du dossier numéro 61 de la revue Confluences méditerranée, intitulé : la montée des périls, on trouve trois articles consacrés au pays du Cèdre dont l’un en particulier est très intéressant : Les chiites du Liban, comment se perçoivent–ils ? Où l’auteur base son étude sur des entretiens à travers lesquels il nous présente cette communauté historiquement oppressée, marginalisée, cible de nombreux préjugés et aujourd’hui incarnée par le Hezbollah. C’est à celui-ci que la 2° contribution est consacrée. L’entretien avec l’analyste iranien Ahmad Salamatien nous livre une récapitulation et une perspective de la question nucléaire iranienne. Burhan Ghalion évoque minutieusement l’arabisme par de là le nationalisme et l’islamisme. Il souligne qu’en abandonnant l’hypothèse nationaliste les Arabes peuvent compter sur des réseaux de solidarité, de stabilité et sécurité nouveaux et s’offrir d’autres perspectives plus prometteuses. Il s’agit de perspectives régionales où les Arabes sont invités à travailler côte à côte avec les Turcs, les Iraniens, les Kurdes, les Israéliens (une fois débarrassés de l’option colonialiste) et de tous les autres peuples de la région. Cela afin de faire du Moyen-Orient, ce qu’il n’est malheureusement pas aujourd’hui, c’est-à-dire une zone de paix, de développement… Une Turquie en recherche de repères, Israël vers quelle guerre, partenariat UE-Tunisie l’échec du modèle et les Balkans dans l’impasse suivent le dossier et nous esquissent la montée des périls dans cette partie du monde.
Ata Ayati