Répondre à cette question à la fois philosophique et politique nécessite une approche géostratégique et
géopolitique du fait que ce pays est aujourd’hui au centre d’un imbroglio où les enjeux régionaux et
internationaux sont assez nombreux.
Force est d’admettre que l’avenir géopolitique de l’Iran dépendra
certainement des décisions qu’il prendra face aux crises tant internes qu’externes, où il a le choix
entre stratégie de fermeture et stratégie d’ouverture.
Même si certains avancent l’hypothèse selon laquelle
l’avenir de ce pays dépendrait surtout des enjeux internationaux et que les Etats-Unis auront à dire le dernier mot.
Des chercheurs, des diplomates tels que Pierre Lafrance, ancien ambassadeur de France à Téhéran, des hommes politiques
comme Roland Dumas et des spécialistes de questions internationales ont contribué à ce numéro de la revue Géostratégiques.
Par leurs analyses de fond, ils apportent des réponses pertinentes à cette crise iranienne, que non seulement l’Iran
lui-même, mais aussi les occidentaux ont du mal à résoudre.
Avec des contributions variées ce numéro nous amène au cœur du problème d’un pays qui a mauvaise presse, notamment
sur son dossier nucléaire, dans un Occident considérant que l’Iran nucléaire sera capable de détruire Israël et de
menacer l’Amérique, alors que ces derniers disposent de puissants arsenaux nucléaires et que les représailles
seraient dévastatrices.
Ata Ayati