Maghreb-Maschrek, n°192 - été 2007, Choiseul.

Le Liban occupe une fois encore l’actualité avec l’assassinant de l’ancien Premier ministre Rafig Hariri, l’enquête sur cette affaire, le retrait des forces syriennes et la guerre de 33 jours de l’été 2006. Tout cela a pour conséquences des institutions bloquées, la fragmentation du pouvoir et des répercussions économiques ; jusqu’à un danger réel de reprise de guerre civile au pays Cèdre, dans un contexte régional tendu. Un tel panorama constitue l’essentiel de la livraison estivale de la revue Maghreb-Mashrek n° 192-2007, sous le titre : Liban, la montée des périls. Le dossier de ce numéro comporte six grands volets dont cinq abordent l’actualité sociopolitique du Liban : 1- Le Liban en péril ? 2- Quel processus de démocratisation au Liban ? 3- La transaction libanaise. 4- le général Aoun, un néo-chéhabiste à l’épreuve de l’irakisation. 5- La difficile, mais nécessaire arabité des maronites. Le dernier volet (la rubrique : varia) est consacré à l’Etat fort, société faible en Tunisie. Cette contribution tente d’analyser le rapport entre l’Etat et la société civile depuis les années 1970, qui oscille entre tension et apaisement, exclusion et inclusion. Comme le soulignent B.Patrie et E. Espannol, voila un dossier sur le pays du Cèdre, où, cas unique au monde, coexistent 18 communautés, mais où, pour autant, il n’existe pas de majorité religieuse ; la question du partage du pouvoir y est à la fois majeure et d’une extrême complexité. Dans cette configuration originale, le modèle démocratique libanais, fondé sur un principe de consensus, a fait ses preuves, mais traverse aujourd’hui une crise qui menace l’unité nationale.
Ata Ayati